En bref. La carrière que vous menez est plus longue que celle de vos parents, et elle continue de s’allonger. Selon Eurostat, la durée attendue de la vie active d’une personne de 15 ans dans l’UE est passée de 32,7 ans en 2004 à 37,5 ans en 2025 ; aux Pays-Bas, elle atteint désormais 44,0 ans et en Suède 43,4. L’OCDE prévoit que l’âge normal moyen de départ à la retraite des hommes passera de 64,4 ans pour ceux qui partent aujourd’hui à 66,3 ans pour ceux qui commencent leur carrière aujourd’hui. L’actif qui doit porter toutes ces années, c’est votre santé, et elle ne progresse pas partout au même rythme. Lorsque nous mettons en regard les chiffres 2024 d’Eurostat sur la vie active et ses années de vie en bonne santé 2024, l’écart entre les deux se referme presque dans certains pays : aux Pays-Bas, la vie active attendue est de 43,8 ans contre 44,5 années attendues sans limitation d’activité après 15 ans, soit une marge de 0,7 an ; en Suisse, la marge est de 0,2 an. Pendant ce temps, le sprint a un prix mesuré. L’OMS et l’OIT estiment que les longues semaines de travail, de 55 heures ou plus, étaient liées à 745 000 décès par accident vasculaire cérébral et cardiopathie ischémique en 2016, avec un risque d’AVC supérieur de 35 % et un risque de mourir d’une cardiopathie ischémique supérieur de 17 % par rapport à une semaine de 35-40 heures. Les longues heures sont désormais rares chez les salariés de l’UE, mais elles restent déclarées par 38,5 % des indépendants employant des salariés et par 20,0 % des cadres de direction. La conclusion n’est pas « travaillez moins ». C’est « cessez de traiter votre corps comme un consommable dans une course qui dure désormais quatre décennies ».
La mauvaise unité de temps
La plupart des conseils de performance sont pensés pour un trimestre, un lancement, un cycle de promotion ou quatre années intenses dans une startup. Cette unité avait du sens lorsqu’une carrière était un arc plus court, avec une fin bien identifiée. Elle est de plus en plus la mauvaise unité.
La question qui mérite d’être posée n’est pas « combien puis-je produire cette année ? » mais « de quoi ai-je besoin pour continuer à bien produire la 30e année ? ». Ces deux questions appellent souvent des réponses opposées. La première récompense le fait d’épuiser sa capacité. La seconde récompense le fait de la protéger.
Pour comprendre pourquoi c’est important aujourd’hui, regardez ce qu’est devenue la longueur de la course.
La course s’est allongée : données vérifiées
Données vérifiées : durée attendue de la vie active, 2004-2025
| Pays | 2004 | 2014 | 2025 | Évolution 2004-2025 |
|---|---|---|---|---|
| UE27 | 32,7 | 34,8 | 37,5 | +4,8 ans |
| Pays-Bas | 37,2 | 39,6 | 44,0 | +6,8 ans |
| Suède | 38,4 | 41,1 | 43,4 | +5,0 ans |
| Danemark | 38,9 | 38,5 | 42,6 | +3,7 ans |
| Allemagne | 34,9 | 38,0 | 40,2 | +5,3 ans |
| France | 32,7 | 34,7 | 37,5 | +4,8 ans |
| Hongrie | 28,0 | 31,8 | 37,5 | +9,5 ans |
| Espagne | 32,1 | 34,8 | 36,8 | +4,7 ans |
| Pologne | 30,3 | 32,6 | 35,9 | +5,6 ans |
| Italie | 29,9 | 30,7 | 33,0 | +3,1 ans |
| Roumanie | 31,8 | 32,8 | 32,7 | +0,9 an |
| Suisse | 40,1 | 41,9 | 42,8 | +2,7 ans |
| Norvège | 38,4 | 39,6 | 41,4 | +3,0 ans |
Source : Eurostat, jeu de données lfsi_dwl_a, durée de la vie active, total, en années. L’indicateur estime combien d’années une personne âgée aujourd’hui de 15 ans devrait être active sur le marché du travail, c’est-à-dire en emploi ou au chômage, au cours de sa vie. Évolutions calculées par CEOtudent à partir des valeurs publiées.
Deux signaux indépendants vont dans le même sens. Le rapport Pensions at a Glance 2023 de l’OCDE indique que l’âge normal moyen de départ à la retraite dans les pays membres passera de 64,4 ans pour les hommes qui partent aujourd’hui à 66,3 ans pour les hommes qui commencent leur carrière aujourd’hui, et de 63,6 à 65,8 ans pour les femmes. Cela représente environ deux années supplémentaires à la fin d’une carrière déjà plus longue d’environ cinq ans qu’il y a deux décennies dans l’UE.
Mis bout à bout, ces éléments indiquent qu’une personne qui entre dans la vie active au milieu des années 2020, dans une grande partie de l’Europe, devrait prévoir près de quatre décennies sur le marché du travail. Le sprint de quatre ans en représente un dixième.
La contrainte déterminante : les années en bonne santé, pas les années de travail
Des carrières plus longues ne sont que la moitié du tableau. L’autre moitié, c’est le nombre de ces années que le corps peut porter sans limitation.
Eurostat publie les années de vie en bonne santé : le nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans limitation durable dans ses activités habituelles, sur la base des limitations auto-déclarées dans son enquête auprès des ménages. Sa série sur la vie active et sa série sur les années de vie en bonne santé sont publiées séparément. Nous les avons croisées.
Analyse CEOtudent : à quel point la vie active se rapproche de la vie en bonne santé, 2024
| Pays | Vie active attendue, 2024 | Années de vie en bonne santé à la naissance, 2024 | Années en bonne santé après 15 ans (borne inférieure) | Marge : années en bonne santé après 15 ans moins vie active | Vie active en part des années en bonne santé après 15 ans |
|---|---|---|---|---|---|
| Suisse | 42,8 | 58,0 | 43,0 | 0,2 | 99,5 % |
| Pays-Bas | 43,8 | 59,5 | 44,5 | 0,7 | 98,4 % |
| Danemark | 42,6 | 62,4 (b) | 47,4 | 4,8 | 89,9 % |
| Allemagne | 40,0 | 62,4 | 47,4 | 7,4 | 84,4 % |
| Norvège | 41,2 | 64,8 | 49,8 | 8,6 | 82,7 % |
| Suède | 43,1 | 67,5 | 52,5 | 9,4 | 82,1 % |
| Hongrie | 37,5 | 63,3 | 48,3 | 10,8 | 77,6 % |
| France | 37,2 | 63,6 (p) | 48,6 | 11,4 | 76,5 % |
| UE27 | 37,2 | 65,2 | 50,2 | 13,0 | 74,1 % |
| Pologne | 35,6 | 64,7 | 49,7 | 14,1 | 71,6 % |
| Espagne | 36,5 | 68,6 (b) | 53,6 | 17,1 | 68,1 % |
| Roumanie | 32,7 | 65,0 (b, e) | 50,0 | 17,3 | 65,4 % |
| Bulgarie | 34,8 | 69,1 | 54,1 | 19,3 | 64,3 % |
| Grèce | 34,8 | 69,9 | 54,9 | 20,1 | 63,4 % |
| Italie | 32,9 | 73,4 (b) | 58,4 | 25,5 | 56,3 % |
Sources : Eurostat lfsi_dwl_a (durée de la vie active, total) et Eurostat hlth_hlye (années de vie en bonne santé à la naissance, total), toutes deux pour 2024. Indicateurs Eurostat : b = rupture de série, e = estimé, p = provisoire. Croisement, soustraction et ratio calculés par CEOtudent.
Comment lire ce tableau, et ce qu’il ne dit pas :
- Pourquoi soustraire 15. L’indicateur de vie active commence à compter à 15 ans ; les années de vie en bonne santé se comptent depuis la naissance. Soustraire 15 revient à supposer que chaque année avant 15 ans est une année en bonne santé. Comme certains enfants présentent bel et bien des limitations d’activité, le nombre réel d’années en bonne santé après 15 ans ne peut être qu’égal ou supérieur à ce chiffre ; la marge indiquée est donc une borne inférieure.
- Ce sont deux indicateurs du moment. Aucun ne prédit ce qui arrivera à une personne donnée. Chacun décrit la tendance qu’impliquent les conditions actuelles.
- Une limitation d’activité n’est pas une incapacité de travailler. Beaucoup de personnes ayant une limitation travaillent de manière productive. Le tableau indique que les deux durées attendues convergent, et non que les travailleurs néerlandais ou suisses passeront leurs dernières années de vie active dans l’incapacité de travailler.
- Les années de vie en bonne santé sont auto-déclarées et sensibles à la façon dont les habitants de chaque pays répondent à la question de l’enquête. Les écarts entre pays, ainsi que les ruptures de série signalées pour le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Roumanie en 2024, invitent à la prudence. Le chiffre élevé de l’Italie, en particulier, repose sur une rupture de série.
Ces limites posées, la tendance reste le fait le plus utile de cet article. Dans les pays où les carrières se sont le plus allongées, la durée de vie active attendue s’est étendue jusqu’aux abords de la durée de vie attendue sans limitation. Il reste peu de marge. Cette marge n’est pas un acquis sur lequel compter ; c’est quelque chose que vous devez construire.
À l’autre bout de la carrière, le même jeu de données Eurostat révèle une pression similaire. Dans l’UE en 2024, une personne de 65 ans pouvait espérer vivre encore 20,2 ans, dont 10,3 années de vie en bonne santé. Les 9,9 années restantes, un calcul de CEOtudent à partir des deux chiffres publiés, devraient être vécues avec une certaine limitation d’activité.
Ce que coûte réellement le sprint
Si les carrières sont longues et que la capacité en bonne santé est la contrainte, la question pertinente à propos de tout sprint est de savoir quelle part de cette capacité il consomme.
Le coût le mieux documenté est celui des longues heures de travail. En 2021, l’OMS et l’OIT ont publié la première estimation mondiale de ce fardeau, dans une analyse systématique de Frank Pega et ses collègues parue dans Environment International.
Données vérifiées : le prix mesuré des longues heures, et qui les travaille encore
| Mesure | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Personnes exposées à 55 heures de travail ou plus par semaine, 2016 | 488 millions, 8,9 % de la population mondiale | Pega et al., Environment International, 2021 |
| Décès par AVC et cardiopathie ischémique attribuables à cette exposition, 2016 | 745 194 | Pega et al., 2021 |
| Hausse des décès attribuables, 2000-2016 | 29 % | Communiqué de presse de l’OMS, 17 mai 2021 |
| Risque d’AVC, 55 heures ou plus contre 35-40 heures par semaine | Supérieur de 35 % | Communiqué de presse de l’OMS, 17 mai 2021 |
| Risque de mourir d’une cardiopathie ischémique, 55 heures ou plus contre 35-40 heures par semaine | Supérieur de 17 % | Communiqué de presse de l’OMS, 17 mai 2021 |
| Personnes en emploi dans l’UE27 travaillant habituellement 49 heures ou plus par semaine, 2004 et 2025 | 11,6 % et 6,3 % | Eurostat lfsa_qoe_3a2, 20-64 ans |
| Salariés de l’UE27 travaillant 49 heures ou plus, 2025 | 3,2 % | Eurostat lfsa_qoe_3a2 |
| Indépendants employant des salariés dans l’UE27 travaillant 49 heures ou plus, 2025 | 38,5 % | Eurostat lfsa_qoe_3a2 |
| Cadres de direction de l’UE27 travaillant 49 heures ou plus, 2025 | 20,0 % | Eurostat lfsa_qoe_3a2 |
Notes : l’estimation relative à l’AVC porte sur le risque de subir un AVC ; celle relative à la cardiopathie ischémique porte sur le risque d’en mourir. La série Eurostat présente des ruptures en 2005 et en 2021, et la série des cadres de direction également en 2011 ; la comparaison 2004-2025 indique donc une direction plutôt qu’une variation précise.
Les lignes Eurostat comptent autant que les lignes de l’OMS. Dans l’ensemble de l’UE, la semaine à rallonge est devenue rare chez les salariés. Elle n’a pas disparu ; elle s’est concentrée. Les personnes les plus susceptibles de mener encore un sprint prolongé sont celles qui possèdent une entreprise et celles qui encadrent d’autres personnes, autrement dit celles qui sont les plus susceptibles de lire des conseils sur la performance.
Nous avons expliqué ce que la récupération restaure et comment la structurer dans Le protocole de récupération, et pourquoi une capacité épuisée relève d’un défaut de conception plutôt que d’un défaut de caractère dans Le burnout est une défaillance systémique. Cet article porte sur la couche située au-dessus des deux : décider ce qu’il faut dépenser et ce qu’il faut protéger sur l’ensemble du parcours.
Le grand livre des 40 ans
Une entreprise qui dure des décennies ne juge pas une année à sa seule production. Elle distingue les dépenses qui construisent sa base d’actifs de celles qui l’érodent. Une carrière peut se gérer de la même façon.
Cadre éditorial CEOtudent : le grand livre des 40 ans
| Compte | Retrait lié au sprint (ce que dépense une optimisation sur 4 ans) | Dépôt à intérêts composés (ce que construit une optimisation sur 40 ans) | Signal d’alerte précoce | Règle de fonctionnement |
|---|---|---|---|---|
| Capacité cardiovasculaire et physique | Semaines prolongées de 55 heures ou plus, sédentarité, entraînements sautés pendant les périodes de rush | Entraînement aérobie et musculaire régulier, maintenu pendant les périodes chargées | L’entraînement est la première chose sacrifiée chaque fois que le travail s’intensifie | Le mouvement est un coût fixe, pas une dépense discrétionnaire. Voir les données dose-réponse pour les travailleurs de bureau |
| Sommeil et récupération | Manque de sommeil chronique, récupération reportée à « après le lancement » | Plage de sommeil protégée, récupération planifiée et inscrite à l’agenda | La récupération du week-end ne suffit plus à remettre la semaine à zéro | La récupération se réserve avant le début du sprint, pas après sa fin. Voir l’architecture du sommeil et la performance cognitive |
| Compétences | Exploitation maximale des compétences actuelles, aucun temps d’apprentissage | Cycles délibérés de requalification tout au long de la carrière | Votre compétence la plus précieuse est celle que vous avez apprise il y a le plus longtemps | Planifiez un cycle d’apprentissage à quelques années d’intervalle. Voir Se reconvertir après 40 ans |
| Capital de carrière | Titre et rémunération optimisés, actifs transférables négligés | Réputation, jugement et relations qui vous suivent d’un poste à l’autre | Vous ne sauriez pas décrire ce que vous avez construit et qui survivrait à un changement d’emploi | Échangez une partie de la rémunération à court terme contre un capital durable. Voir Le capital de carrière à l’ère de l’IA |
| Optionalité | Train de vie qui grimpe à chaque augmentation ; aucune réserve financière | Réserve financière et options ouvertes | Vous ne pouvez pas vous permettre de ralentir, même si votre santé l’exige | La capacité à s’arrêter est en soi un actif de performance. Voir L’optionalité comme stratégie de carrière |
| Attention | Disponibilité permanente comme signe d’engagement | Blocs de travail en profondeur et concentration protégée | Chaque heure est réactive | La disponibilité n’est pas la production ; protégez les heures qui se capitalisent |
Ce cadre est une synthèse éditoriale de CEOtudent, et non le résultat d’une étude. Il prend les données vérifiées ci-dessus comme prémisse : la carrière est longue, la capacité en bonne santé est la contrainte, et les coûts documentés du surmenage prolongé retombent précisément sur les comptes dans lesquels un sprint puise.
Quand un sprint est le bon choix
Rien de tout cela ne signifie qu’il ne faut jamais sprinter. Certaines périodes récompensent l’intensité : un lancement, une levée de fonds, un projet court au gain asymétrique, les premiers mois dans un poste qui définira la décennie suivante. Le grand livre n’interdit pas les retraits. Il exige qu’ils soient délibérés.
Un sprint se défend lorsqu’il passe les cinq tests suivants :
- Il a une date de fin fixée à l’avance. « Jusqu’à ce que ça se calme » n’est pas une date de fin.
- Le gain est asymétrique. Le bénéfice potentiel l’emporte nettement sur le coût pour les comptes ci-dessus, et ne serait pas accessible plus tard.
- La récupération est planifiée avant le début du sprint. Si la récupération est remise à « après », elle a rarement lieu.
- Le coût est réversible. Quelques semaines de sommeil perdu se rattrapent ; un schéma installé sur des années ne se rattrape pas dans les mêmes conditions.
- C’est une exception, pas un schéma. Si vous avez sprinté à chacun des derniers trimestres, vous ne sprintez pas. Vous fonctionnez à un régime de base insoutenable et vous l’appelez un sprint.
Ces tests constituent une règle de décision éditoriale, et non un seuil clinique.
Le CEO et l’étudiant sur quarante ans
Le point de vue du CEO. Un dirigeant qui pousserait l’actif clé de son entreprise jusqu’à la rupture pour décrocher une seule bonne année serait jugé en échec, quel que soit le résultat de cette année-là. Traitez votre propre capacité de la même manière. Le travail consiste à allouer du capital sur un horizon long : décider ce qu’il faut dépenser maintenant, ce qu’il faut protéger et ce qu’il faut investir pour que la base d’actifs soit plus importante dans dix ans qu’aujourd’hui.
Le point de vue de l’étudiant. Une carrière de quarante ans n’est pas une seule carrière. C’en est plusieurs, reliées par des périodes de réapprentissage. Plus la course est longue, plus vous traverserez de ces cycles, et chacun exige une marge disponible : du temps, de l’énergie et de la santé qu’un sprint permanent a déjà consommés. Rester l’étudiant n’est possible que si le CEO a gardé quelque chose en réserve.
Questions fréquentes
Une carrière de 40 ans est-elle réaliste ?
Pour beaucoup de personnes qui entrent aujourd’hui dans la vie active en Europe, c’est proche du chiffre attendu. Selon Eurostat, la durée attendue de la vie active était de 37,5 ans dans l’UE en 2025 et dépassait 43 ans aux Pays-Bas et en Suède. L’OCDE prévoit une hausse de l’âge normal de départ à la retraite pour les personnes qui commencent à travailler aujourd’hui.
Que mesurent les « années de vie en bonne santé » ?
Il s’agit de l’estimation par Eurostat du nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans limitation durable dans ses activités habituelles, sur la base de limitations auto-déclarées. Ce n’est pas un diagnostic médical, et cela ne signifie pas qu’une personne ayant une limitation ne peut pas travailler.
Les longues heures sont-elles toujours nocives ?
L’estimation de l’OMS et de l’OIT associe des semaines prolongées de 55 heures ou plus à un risque d’AVC supérieur de 35 % et à un risque de mourir d’une cardiopathie ischémique supérieur de 17 % par rapport à 35-40 heures. Il s’agit d’associations observées à l’échelle de la population pour une exposition prolongée, et non d’un verdict sur une semaine intense isolée. La leçon pratique : c’est le schéma durable, et non le coup de collier occasionnel, qui porte le risque documenté.
Qui est le plus susceptible de se surmener en Europe aujourd’hui ?
En 2025, 38,5 % des indépendants employant des salariés et 20,0 % des cadres de direction dans l’UE travaillaient habituellement 49 heures ou plus par semaine, contre 3,2 % des salariés.
Pourquoi le tableau s’arrête-t-il à 2024 ?
La série Eurostat sur les années de vie en bonne santé s’arrête actuellement en 2024 ; le croisement utilise donc 2024 pour les deux jeux de données afin de comparer ce qui est comparable.
Quel est le changement le plus utile à faire ?
Faites passer la récupération et l’entraînement du statut de dépenses discrétionnaires à celui de coûts fixes. Toutes les autres règles du grand livre deviennent plus faciles à appliquer dès que ces deux postes cessent d’être les premiers sacrifiés quand le travail s’intensifie.
Sources
Eurostat, Duration of working life, annual data, jeu de données lfsi_dwl_a, et ses métadonnées de référence, consultés en septembre 2026.
Eurostat, Healthy life years by sex (from 2004 onwards), jeu de données hlth_hlye, consulté en septembre 2026.
Eurostat, Employed persons working usually long hours by sex, age, professional status and occupation, jeu de données lfsa_qoe_3a2, consulté en septembre 2026.
OCDE, Pensions at a Glance 2023: OECD and G20 Indicators, OECD Publishing, 2023.
Organisation mondiale de la santé, Long working hours increasing deaths from heart disease and stroke: WHO, ILO, communiqué de presse, 17 mai 2021.
Frank Pega et collègues, Global, regional, and national burdens of ischemic heart disease and stroke attributable to exposure to long working hours for 194 countries, 2000-2016: A systematic analysis from the WHO/ILO Joint Estimates of the Work-related Burden of Disease and Injury, Environment International, volume 154, article 106595, 2021.
Ce contenu a été compilé avec le soutien de l’IA à la suite d’une recherche approfondie, puis rédigé et préparé pour publication par l’équipe éditoriale de CEOtudent.
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