\n| GPT-4 apr\u00e8s le post-entra\u00eenement, m\u00eame sous-ensemble<\/td>\n | par classes<\/td>\n | par classes<\/td>\n | 7,4 (non sign\u00e9)<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n Sources : Ben-David, Graham et Harvey ; Haran, Moore et Morewedge 2010 ; Meyer et al. 2013 (r\u00e9sum\u00e9 uniquement) ; Moore et al. 2016 ; Mandel et Barnes 2014 ; Bickel, Floehr et Kim 2011 ; GPT-4 Technical Report, figure 8. \u00c9carts calcul\u00e9s par CEOtudent dans calc.py ; un \u00e9cart positif signifie un exc\u00e8s de confiance. Lire l’\u00e9chelle de confiance de 0 \u00e0 10 des internistes comme un pourcentage est une remise \u00e0 l’\u00e9chelle effectu\u00e9e par CEOtudent. La ligne du renseignement correspond \u00e0 l’indice de calibrage sign\u00e9 des auteurs (moins 0,076). Les lignes GPT-4 indiquent l’erreur de calibrage attendue (expected calibration error), une moyenne non sign\u00e9e.<\/p>\n \u00c0 lire comme une description, pas comme un classement :<\/strong> les \u00e9tudes diff\u00e8rent par la t\u00e2che, l’\u00e9chantillon, la p\u00e9riode, la difficult\u00e9 et la notation. Quatre tendances se d\u00e9gagent.<\/p>\n\n- Les fourchettes \u00e9chouent bien plus que les probabilit\u00e9s.<\/strong> Toutes les lignes d’intervalles, sauf celle des SPIES, montrent 16 \u00e0 61 points d’exc\u00e8s de confiance, alors que les lignes du tournoi, du renseignement et de la m\u00e9t\u00e9o restent \u00e0 moins de 8 points de z\u00e9ro, \u00e0 l’exception d’un niveau de probabilit\u00e9 chez The Weather Channel. Soll et Klayman ont observ\u00e9 le m\u00eame contraste au sein d’une m\u00eame \u00e9tude : les choix entre deux r\u00e9ponses montraient beaucoup moins d’exc\u00e8s de confiance que les intervalles.<\/li>\n
- Le format peut accomplir ce que la volont\u00e9 ne peut pas.<\/strong> Les m\u00eames habitants de Pittsburgh sont pass\u00e9s d’un \u00e9cart de 16,2 points \u00e0 1,7 point lorsqu’on leur a demand\u00e9 de r\u00e9partir la probabilit\u00e9 entre des classes au lieu de donner deux bornes.<\/li>\n
- La difficult\u00e9 fait bien plus varier l’exactitude que la confiance.<\/strong> Les 118 m\u00e9decins de Meyer et ses coll\u00e8gues ont correctement diagnostiqu\u00e9 55,3 % des cas plus faciles et 5,8 % des cas plus difficiles, alors que leur confiance n’est pass\u00e9e que de 7,2 \u00e0 6,4 sur 10. L’exactitude a chut\u00e9 de 49,5 points, soit environ 89,5 % en termes relatifs ; la confiance a baiss\u00e9 d’environ 11,1 %.<\/li>\n
- Les environnements riches en retours finissent pr\u00e8s de z\u00e9ro.<\/strong> Les pr\u00e9visionnistes m\u00e9t\u00e9o connaissent le r\u00e9sultat d\u00e8s le lendemain ; les pr\u00e9visionnistes du tournoi voyaient des classements de Brier mis \u00e0 jour \u00e0 mesure que les questions \u00e9taient cl\u00f4tur\u00e9es.<\/li>\n<\/ol>\n
<\/span>Pourquoi les intervalles de confiance sont-ils tellement moins bons que les probabilit\u00e9s oui ou non ?<\/span><\/h2>\nLe diagnostic de Soll et Klayman est que les intervalles subjectifs sont syst\u00e9matiquement trop \u00e9troits au regard de l’exactitude de l’information sur laquelle ils reposent, avec parfois seulement 40 % de la largeur n\u00e9cessaire. Les donn\u00e9es sur les directeurs financiers le montrent en termes de march\u00e9 : l’intervalle moyen d’un directeur financier \u00e9tait large de 14,5 %, alors que l’\u00e9cart entre les 10e et 90e centiles des rendements r\u00e9alis\u00e9s du S&P 500 sur un an \u00e9tait de 42,2 %, soit environ 2,91 fois plus. Seuls 3,4 % des directeurs financiers ont donn\u00e9 un intervalle plus large que 42,2 %.<\/p>\n Le format fait partie des leviers les plus efficaces. Le tableau 2 compare des intervalles \u00e0 90 % classiques avec les estimations d’intervalles de probabilit\u00e9 subjective (Subjective Probability Interval Estimates, SPIES) : la plage des valeurs possibles est d\u00e9coup\u00e9e en classes, chaque classe re\u00e7oit une probabilit\u00e9, et la fourchette \u00e0 90 % est lue ensuite.<\/p>\n Tableau 2. Taux de r\u00e9ussite des intervalles \u00e0 90 % selon la m\u00e9thode d’\u00e9licitation (chiffres tels que publi\u00e9s)<\/strong><\/p>\n\n\n\n| Exp\u00e9rience<\/th>\n | Participants<\/th>\n | Grandeur estim\u00e9e<\/th>\n | Taux de r\u00e9ussite de l’intervalle \u00e0 90 %<\/th>\n | Taux de r\u00e9ussite des SPIES \u00e0 90 %<\/th>\n | Avantage des SPIES (points, calcul CEOtudent)<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n | \n\n| 1<\/td>\n | 103 habitants de Pittsburgh<\/td>\n | Temp\u00e9rature maximale \u00e0 Pittsburgh un mois \u00e0 l’avance<\/td>\n | 73,79 %<\/td>\n | 88,35 %<\/td>\n | 14,56<\/td>\n<\/tr>\n | \n| 2<\/td>\n | 116 participants am\u00e9ricains en ligne<\/td>\n | Temp\u00e9rature maximale \u00e0 Washington DC un mois \u00e0 l’avance<\/td>\n | 29,17 %<\/td>\n | 73,91 %<\/td>\n | 44,74<\/td>\n<\/tr>\n | \n| 3<\/td>\n | 334 participants en laboratoire \u00e0 Pittsburgh<\/td>\n | Ann\u00e9e de premi\u00e8re \u00e9lection de chaque pr\u00e9sident am\u00e9ricain du 20e si\u00e8cle<\/td>\n | 54,34 %<\/td>\n | 76,91 %<\/td>\n | 22,57<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n Source : Haran, Moore et Morewedge, Judgment and Decision Making, 2010. Dans l’exp\u00e9rience 1, les intervalles construits \u00e0 partir des 5e et 95e fractiles ont atteint le m\u00eame taux de 73,79 % que les intervalles classiques, et les participants qui avaient d’abord formul\u00e9 des jugements SPIES ont ensuite trac\u00e9, eux aussi, des intervalles classiques plus larges. Demander les deux bornes s\u00e9par\u00e9ment n’aide que peu (Haran et ses coll\u00e8gues d\u00e9crivent la m\u00e9thode des fractiles de Soll et Klayman comme une r\u00e9duction modeste de la surpr\u00e9cision) ; c’est le fait de forcer l’attention sur chaque issue possible, extr\u00eames compris, qui \u00e9largit les fourchettes.<\/p>\n L’expertise ne r\u00e8gle pas le probl\u00e8me. McKenzie, Liersch et Yaniv ont constat\u00e9 que des professionnels de l’informatique et des \u00e9tudiants avaient \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame exc\u00e8s de confiance : les experts centraient leurs intervalles plus pr\u00e8s de la v\u00e9rit\u00e9 mais les tra\u00e7aient plus \u00e9troits, et les deux effets s’annulaient. Leur synth\u00e8se de la litt\u00e9rature : les intervalles \u00e0 90 % contiennent g\u00e9n\u00e9ralement la vraie valeur environ 50 % du temps.<\/p>\n De combien faut-il les \u00e9largir ? Sous l’hypoth\u00e8se illustrative d’erreurs normalement distribu\u00e9es, un intervalle \u00e0 90 % qui atteint 50 % doit \u00eatre environ 2,44 fois plus large, et les intervalles \u00e0 80 % des directeurs financiers, qui atteignent 36 %, environ 2,74 fois, ce qui est proche du rapport de 2,91 mentionn\u00e9 plus haut. \u00c0 prendre comme une premi\u00e8re correction, pas comme une loi.<\/p>\n <\/span>\u00c0 quoi ressemble un bon calibrage dans la pratique ?<\/span><\/h2>\nLes pr\u00e9visionnistes m\u00e9t\u00e9o.<\/strong> Bickel, Floehr et Kim ont v\u00e9rifi\u00e9 pr\u00e8s de 13 millions de pr\u00e9visions de probabilit\u00e9 de pluie dans 734 stations du 1er novembre 2008 au 31 octobre 2010. Les pr\u00e9visions \u00e0 1 jour de 0,1 et 0,9 du National Weather Service \u00e9taient bien calibr\u00e9es, et celles de 0,2 et 0,3 tr\u00e8s proches. La politique maison compte aussi : lorsque The Weather Channel annon\u00e7ait 70 %, la pluie tombait 84 % du temps, et la cha\u00eene \u00e9vite le 50 % parce qu’elle pense que les utilisateurs y verraient un manque de connaissance.<\/p>\nLes pr\u00e9visionnistes de tournoi.<\/strong> Moore et ses coll\u00e8gues ont analys\u00e9 494 552 pr\u00e9visions portant sur 344 questions, \u00e9mises par 2 860 pr\u00e9visionnistes sur trois ans d’un tournoi financ\u00e9 par l’IARPA et not\u00e9es selon la r\u00e8gle de Brier. Les auteurs \u00e9crivent qu’une heure de formation r\u00e9duit de moiti\u00e9 l’exc\u00e8s de confiance au cours de l’ann\u00e9e suivante : les pr\u00e9visionnistes travaillant seuls sont pass\u00e9s de 4,3 points d’exc\u00e8s de confiance sans formation \u00e0 2,0 avec formation, soit une r\u00e9duction de 53,5 %, et les \u00e9quipes form\u00e9es sont descendues \u00e0 0,7.<\/p>\nLes analystes du renseignement, dans l’autre sens.<\/strong> Mandel et Barnes ont not\u00e9 1 514 pr\u00e9visions strat\u00e9giques \u00e9mises par 15 analystes de la division Moyen-Orient et Afrique du Secr\u00e9tariat de l’\u00e9valuation du renseignement du Canada. La discrimination \u00e9tait tr\u00e8s bonne (94 % des pr\u00e9visions tombaient du bon c\u00f4t\u00e9 de 50 %), mais les analystes \u00e9taient sous-confiants, surtout pour les pr\u00e9visions plus difficiles et plus pertinentes pour les politiques publiques. Rendre leurs chiffres plus extr\u00eames a r\u00e9duit l’\u00e9cart absolu moyen par rapport \u00e0 un calibrage parfait de 12,7 % \u00e0 4,2 %, soit une baisse de 66,9 %.<\/p>\nLe facteur commun est une boucle de retour not\u00e9e, un th\u00e8me que le guide CEOtudent sur le d\u00e9veloppement d’un bon jugement<\/a> explore en profondeur.<\/p>\n | |